L'arrosage automatique n'a pas pour seul intérêt de dispenser d'un geste quotidien : bien réglé, il consomme nettement moins qu'un arrosage manuel, parce qu'il apporte l'eau lentement, au pied des plantes, et aux heures où elle ne s'évapore pas.
Un réseau de tuyaux percés de goutteurs distribue l'eau au pied de chaque plante, avec des débits de deux à huit litres par heure. C'est la solution la plus économe et la mieux adaptée au potager, aux massifs et aux haies. Le tuyau poreux, moins cher, distribue de façon moins régulière et se colmate plus vite.
Pour une pelouse, les arroseurs escamotables restent la seule réponse praticable. Leur dimensionnement doit tenir compte du débit et de la pression disponibles : brancher trop de têtes sur une même voie fait chuter la pression et laisse des zones sèches. Le recouvrement des jets doit être total, chaque arroseur atteignant le suivant.
Arroser tôt le matin limite l'évaporation et laisse le feuillage sécher dans la journée, ce qui réduit les maladies. Un arrosage long et espacé vaut mieux qu'un arrosage court et quotidien : le premier fait descendre les racines, le second les maintient en surface et rend la plante dépendante. Une sonde de pluie ou d'humidité, peu coûteuse, évite le spectacle courant d'un système qui arrose sous l'averse. Enfin, les arrêtés préfectoraux pris en période de sécheresse s'appliquent aussi aux installations automatiques.
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